S'entraîner pour un Marathon est souvent une aventure solitaire. Le courir loin de chez soi, parfois à l'autre bout du monde, plus encore.
Avant la course, on peut déjà lutter contre cette solitude : échanger des Conseils avec les anciens coureurs, faire connaissance avec ceux que l'on retrouvera au retrait des dossards.
Puis vient la course elle-même, et là, on reste largement seul face à la douleur et à l'envie d'abandonner, kilomètre après kilomètre — sauf, parfois, sur un tronçon couru aux côtés d'un autre Membre croisé en chemin.
C'est après que tout se rejoue autrement. Autour d'un repas, la médaille au cou, ou plus tard dans le Récit que l'on découvre, le partage prend une autre forme : celle des émotions. Le Récit de l'autre nous parle parce qu'on a, chacun à sa manière, vécu quelque chose de tout aussi fort.
C'est pour cela que Courir le Monde existe depuis plus de vingt ans : parce qu'ensemble, les émotions du Marathon sont encore plus fortes.
Tout commence en 2003, au retour de mon premier Marathon loin de chez moi, à New York. Cette course, j'ai envie de la partager — mais personne autour de moi n'a vraiment envie d'entendre parler du 35e kilomètre. De cette frustration naît une idée simple : un site où d'autres marathoniens pourraient, eux aussi, raconter ce qu'ils viennent de vivre.
À l'époque des blogs, je vais chercher les premiers Membres un par un. Autour des Récits de course, puis des Forums et des rendez-vous, une communauté se forme, au fil des années.
En 2026, Courir le Monde renaît : un nouveau site, mais la même conviction qu'au premier jour.
De cette histoire, une chose est restée intacte : notre mémoire en images. Plus de 50 000 Photos de nos rendez-vous, conservées depuis toutes ces années, témoignent de ce qu'on a vécu ensemble.